EGALIM : 3 propositions pour accompagner les agriculteurs dans la transformation numérique.

Le réseau Numérique et Agriculture de l’ACTA, les Instituts Techniques Agricoles, ont fait des propositions concrètes pour accompagner les agriculteurs, ainsi que les acteurs qui l’entourent, dans la transformation numérique.

Vous retrouverez ici l’accès aux trois propositions faites en ligne sur la plateforme EGALIM, propositions que nous vous invitons à soutenir avec vos votes et argumentaires. Pour cela, il suffit de cliquer sur les liens et de voter, en vous connectant avec votre compte google ou facebook (ou créer un compte ad hoc).

  • Proposition 1. La question de l’accès aux données agricoles : favoriser l’innovation et la recherche, tout en protégeant les agriculteurs. Cette proposition reprend l’analyse faite dans notre livre blanc sur le sujet (parution octobre 2016). https://goo.gl/FqWy9f
  • Proposition 2. Ouvrons l’accès des données météos aux acteurs du monde agricole dans le cadre des démarches de service public. Cette contribution vise à demander aux pouvoirs publics de prendre une position claire pour donner un accès total aux données météos nécessaires à l’ensemble des acteurs agricoles. https://goo.gl/Zz37nk
  • Proposition 3. Faciliter l’accès aux services en ligne pour les exploitations agricoles : vers une fédération d’identité. Il s’agit d’une proposition très concrète visant à faciliter la vie des exploitants agricoles et à faciliter l’accès à de nouveaux services innovants.https://goo.gl/w23cZS

Réseau Numérique & Agriculture

numerique@acta.asso.fr

EGALIM : Ouvrons l’accès des données météos aux acteurs du monde agricole dans le cadre des démarches de service public

Ouvrons l’accès des données météos aux acteurs du monde agricole dans le cadre des démarches de service public
  • Atelier 11 : Réussir la transition écologique et solidaire de notre agriculture en promouvant une alimentation durable – Lundi 9 octobre
  •  Atelier 12 – Lutter contre l’insécurité alimentaire, s’assurer que chacun puisse avoir accès à une alimentation suffisante et de qualité en France et dans le monde
Les productions agricoles sont fortement déterminées par les conditions météorologiques et chaque nouvelle campagne le montre à nouveau (rendement blé en 2016, gel sur les vignes en 2017, …). Dans un contexte de réduction des intrants, l’agriculture doit faire face à de grands enjeux fortement dépendants des conditions météorologiques, notamment en production végétale.
Météo France développe au titre de sa mission de service public, des informations climatologiques et prévisionnelles pour permettre de sécuriser différents domaines et secteurs d’activités (risques incendie, transports aéroportuaire, routes, crues, etc…). Ces prestations ne font l’objet d’aucune facturation auprès des acteurs économiques, pompiers, aviation civile, préfectures, … qui en sont utilisateurs : elles sont financées sur la base d’accords entre les ministères concernés qui abondent au budget de Météo France au titre de la surveillance et sécurité du territoire.
Pourquoi une démarche similaire n’existerait elle pas au niveau de l’agriculture, au titre de la sécurisation de la production alimentaire et du respect environnemental ?
Dans le contexte de production actuel qui vise à réduire de manière drastique l’intrant phytosanitaire, l’agriculture doit pouvoir accéder à des données météorologiques fiables, performantes et homogènes à des conditions tarifaires raisonnables pour prétendre pouvoir réduire efficacement les traitements, limiter pour l’agriculteur les risques sanitaires tout en sécurisant les rendements et garantir aux consommateurs des aliments de qualité, en quantités suffisantes.
Actuellement, les données disponibles sont nombreuses et de plus en plus précises (données de stations classiques ou spatialisées, mais aussi radar de pluie au km ou prévisions à échelle fine). Le monde agricole, par nature éclaté (500 000 exploitations), et les structures d’accompagnement qui le sont également pour couvrir la diversité des territoires et des filières font que l’accès aux données se fait au cas par cas, par ces acteurs, moyennant finance. Ainsi, la même donnée est achetée plusieurs fois, pour un même besoin et au prix fort. Par le passé, différentes demandes et initiatives ont abordé cette problématique, mais les solutions proposées n’ont pas été à la hauteur des enjeux.
Le monde agricole doit se mobiliser pour faire valoir ses intérêts et afin que les services ministériels concernés s’entendent sur un accord global facilitant l’accès aux données météorologiques de Météo France, au titre de la sécurité alimentaire et environnementale.

Retrouvez cette contribution sur la plateforme EGALIM. Votez, réagissez ! https://goo.gl/Zz37nk

Acta, les Instituts Techniques Agricoles (*)
APCA, les Chambres d’Agriculture
Réseau Agriculture et Numérique de l’Acta
(*) notamment :
  • IFV – Institut Français de la Vigne et du Vin
  • Arvalis – Institut du végétal
  • Terres Inovia
  • ITB – Institut Technique de la Betterave
  • FN3PT – Fédération Nationale des Producteurs de Plants de Pomme de Terre

Contribution EGALIM – Faciliter l’accès aux services en ligne pour les exploitations agricoles : vers une fédération d’identité.

Les agriculteurs mobilisent quotidiennement différents services en ligne pour piloter leur exploitation, rendre compte de leurs pratiques ou encore répondre à des obligations réglementaires. Cela concerne à la fois les services techniques, comptables et administratifs. Mais à ce jour, ces services proposés par différentes entités sont accessibles avec des comptes utilisateurs différents.

Par exemple, pour accéder aux données de sa nouvelle station météo connectée, un agriculteur va se connecter à la plateforme en ligne du vendeur de station. Il devra utiliser un autre login pour consulter les prévisions de maladie sur une autre plateforme. Pour déclarer sa consommation en eau, sur une autre encore. Pour établir ses déclarations PAC, sur celle de l’état. Pour les cotisations sociales sur celle de la MSA. Lors d’échanges avec des agriculteurs, nous en avons recensé entre quinze et trente ! (Témoignage Rémi Dumery, @RemDumDum).

Une solution simple pourtant existe : il s’agit de la fédération d’identité. Pour les particuliers, ce type de dispositif existe déjà. Un premier niveau est proposé par les grands acteurs du web (Google, Facebook, Twitter,…) qui permet à de nouveaux opérateurs de proposer leurs services en utilisant une identité déjà créée (voir certifiée) et le processus d’authentification avec le consentement de l’utilisateur. Très pratique, il ne permet cependant pas de vérifier la véracité des informations. Une belle illustration est proposée par FranceConnect (franceconnect.gouv.fr) qui permet de s’identifier à un service avec les identifiants d’un autre service (exemple : pouvoir accéder aux impôts avec son identifiant La Poste ou CAF), et ainsi s’appuie sur des organismes capables de certifier la véracité de l’identité.

De la même manière, il est possible d’associer des Fournisseurs de Données et ainsi permettre à des Fournisseurs de Services de proposer des services valorisant des identités certifiées (on peut penser par exemple le compte MSA, le compte CER France ou encore le compte PAC). Cela présente pour les Fournisseurs de Services un grand intérêt en validant l’existence légale d’une exploitation et de ses données.

Nous souhaitons qu’un tel système de fédération d’identité soit proposé aux agriculteurs afin que leurs exploitations soient identifiables dans le monde numérique de manière unique.

Cela simplifiera l’accès aux différents services existants (pour l’agriculteur mais également pour les conseillers qui doivent régulièrement accéder à ses données). Au-delà de ce bénéfice à court terme, cette étape est indispensable pour proposer aux agriculteurs des outils de plus en plus intégrés. C’est un prérequis à la mise en place de système de gestion du consentement et d’un accès simplifié aux différentes données de l’exploitation.

Retrouvez cette contribution sur la plateforme EGALIM : Votez et Réagissez !

Réseau Numérique & Agriculture de l’ACTA, les Instituts Techniques Agricoles

Contact : Théo-Paul Haezebrouck et François Brun, numerique@acta.asso.fr

www.numerique.acta.asso.fr

Retour sur le séminaire « Droit des données agricoles »

Dernière mise à jour : 14/10/2017

Le Réseau Numérique et Agriculture de l’ACTA, les instituts techniques agricoles était présent au séminaire « Droit des données agricoles » organisé par la Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie, en partenariat avec l’Université de Caen. (voir programme)

Après un rapide exposé de la nature des données agricoles, nous avons présenté les 10 recommandations avec des illustrations concrètes à travers le dispositif DigiFermes pour l’évaluer des applications dans les exploitations agricoles, nos partenariats avec UniLaSalle ou la Chaire AgroTIC, la mise en place et le développement de la plateforme API-AGRO ou encore avec le lancement du projet Multip@ss pour standardiser  le consentement et permettre une meilleure diffusion des données au sein du monde agricole.

Cela a été également l’occasion de confirmer, à travers la présentation de Christophe ALLEAUME, co-directeur Master droit du numérique, Université Caen, de façon claire que, dans la loi française, il n’y a aucune notion de propriété sur les données. La donnée agricole ne ferait donc pas exception à la règle.

Cependant, en dehors de la notion de propriété, l’un des moyens de sécuriser l’usage qui est fait de « ses » données serait de se pencher sur les aspects contractuels.  Les conditions d’utilisation des données et de partage peuvent également être définies entre le fournisseur de la solution (éditeur du logiciel, fournisseur du capteur, …) et l’utilisateur au sein de clauses spécifiques. Dans un monde agricole avec un nombre d’intermédiaires et de partenaires importants, il faudra bien être conscient qu’il sera peut-être compliqué pour chaque agriculteur de négocier les clauses de chaque contrat.

Afin d’essayer de proposer un cadre global, des initiatives ont été lancées et avancent à l’échelle nationale et européenne. Au niveau français, le syndicalisme agricole travaille à définir des principes à travers une charte basée sur le volontariat pour protéger les intérêts des agriculteurs tout en favorisant l’innovation et la création des nouveaux services numériques. Au niveau de l’Europe, ce dossier est porté par la COPA-COGECA

Une chose est sûre : avec l’arrivée du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) qui entre en vigueur en mai 2018, tous ces aspects vont rapidement évoluer.

DDTA journey in Denmark (september 2017)

The Digital Dream Team of Acta, the French Technical Institutes, was invited by the French Institute of Denmark  (Nathalie Avallone, Scientific and University Cooperation) to visit in Copenhagen for a few days (19-21 September 2017) speak in digital conferences and meet some Big data experts in Agriculture.

We were invited to a public conference named “Big data a multiscale solution for a sustainable agriculture”.

It was a great opportunity to present our work on data access and valorization (summary available). We illustrated the current evolution concerning Big Data from farmers with many current or potential applications that aim to produce new services for farmers or advisers.

Located at the DTU (Technical University of Denmark), we participated to a workshop on “Big Data and Expert systems in Agriculture” during the “High Tech summit”. We presented in detail our white paper and recommendations on data access and valorization for research and innovation in Agriculture. We discover a similar reflexion led by Danish colleagues more focused on food chain (“Utilize data from farm to fork”).

At the Science university of Copenhagen, we participated to a workshop organised by the Plant Science Department. We presented our recent works on plant diseases monitoring network mobilizing statistical approaches. We also presented the API-AGRO platform (plateforme.api-agro.fr) launched by the technical institutes (ACTA) which now federates mains French stakeholders of research and innovation as an ecosystem with a common data platform.

We had the opportunity to have a special meeting with SEGES (www.seges.dk/en). Although the R&D activities in Denmark seem organised in a quite different way than in France, SEGES in a national institute which presents similar activities as our French Technical Institutes of the ACTA network, especially on data collection, analysis and valorization in order to create new services to farmers and advisers.

These meetings may offer opportunities of collaboration at the European level.

François Brun (Acta) & Théo-Paul Haezebrouck  (Acta, API-AGRO)

 

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Contribution EGALIM : Accès aux données agricoles : favoriser l’innovation et la recherche, tout en protégeant les agriculteurs.

Les animateurs du réseau Numérique et Agriculture des ITA ont posté une proposition sur la plateforme contributive #EGALIM. Cette proposition met en avant les recommandations publiées dans le livre blanc « L’accès aux données pour la recherche et l’innovation en agriculture. Position des Instituts Techniques Agricole ».

Si vous souhaitez soutenir cette contribution, nous vous invitons à voter pour elle sur la plateforme en suivant le lien suivant (ne marche pas forcément bien sur IE).

http://goo.gl/zXTNDp

François Brun, Mehdi Siné, Sylvain Gallot et les membres du réseau Numerique & Agriculture

Investissements Agtech 2017, FBN, Google Ventures

​AgFunder, plateforme d’investissement en ligne dans les AgriFoodtech (logiciels, matériels, robotique, bioenergies, restauration en ligne, etc.), propose un rapport sur les niveaux d’investissements dans ce domaine.

Ils sont en légère augmentation après un recul l’an passé. Les start ups de l’alimentation sont les plus grands bénéficiaires mais les FarmTech (dédiées aux producteurs) sont celles dont les niveaux d’investissement croient le plus. Le financement total représente une augmentation de 56% par rapport à l’année précédente, mais est encore sous le record 2015 lorsque les startups ont levé 1,3$ milliards au premier semestre 2015.

On y apprend que si les places de marché agricoles en lignes sont relativement nouvelles, elles tirent leur épingle du jeu, et un acteur comme Farmers Business Network (FBN), parmis les premiers et mieux financés est en train de « pivoter », ou changer de stratégie, pour devenir un revendeur de produits chimiques et probablement une place de marché à grains.

Enfin, Google Ventures a été particulièrement actif au 1er semestre 2017, investissant dans un ensemble de startups à travers l’imagerie satellitaire, le commerce électronique, l’agriculture intérieure la culture hors sol ou la robotique.

Ressources : nos productions et actions de communication

Cette page répertorie nos principales productions et actions de communication.

Vidéos

Les Instituts Techniques Agricoles à EFITA2017

Les Instituts Techniques Agricoles à EFITA2017

French Technical institutes Agricultural at EFITA2017 : ACTA, Arvalis, Terres Inovia, CTIFL, IFIP, IFV, API-AGRO.

Nous étions une dizaine de participants des Instituts techniques Agricoles du réseau ACTA à participer au congrès International EFITA 2017 (European Federation for Information Technology in Agriculture, Food and the Environment) du 2 au 6 juillet 2017 à Montpellier, parmi les ~250 participants venus de nombreux pays européens ou de plus loin.

Avec des présentations orales, des posters et démonstration, nous avons portés nos thématiques au cœur du Réseau Numérique & Agriculture de l’ACTA, comme l’accès et la valorisation des données, et la plateforme API-AGRO, mais également de nombreux autres travaux sur les capteurs, la modélisation et les outils d’aide à la décision.

De nombreux contacts ont été pris en vue de futur collaboration avec nos collègues européens, Français et au-delà.

Contact : francois.brun@acta.asso.fr

 

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Liste de nos contributions

  • Contribution to the panel session: Data and Open data in agriculture. ACTA, Arvalis, API-AGRO (Mehdi Siné)
  • Workshop About Open data, platform data. ACTA, GODAN (Théo-Paul Haezebrouck, François Brun, Johannes Keizer)
  • Predicting sunflower grain yield using remote sensing data and statistical models. Terres Inovia, INRA & CESBIO (Arnaud Micheneau, Luc Champolivier, Jean-François Dejoux, Ahmad Al Bitar, Celia Pontet, Ronan Trepos and Philippe Debaeke)
  • Early detection of the fungal disease « apple scab » using hyperspectral imaging. CTIFL & IRSTEA (Maroua Nouri, Vaysse Pierre, Nathalie Gorretta and Jean-Michel Roger)
  • AgroPhenX, an information system for field high throughput phenotyping measurements. Arvalis (Benoit Piquemal)
  • Real-time analysis and prediction tools based on data for regional plant health monitoring: application on wheat and wine in France. ACTA, INRA, Arvalis, IFV, APCA (François Brun, Lucie Michel and Jacques Veslot, David Makowski et al.)
  • Datasciences for fungal diseases modeling of cereals. Arvalis (Emmanuelle Gourdain, François Piraux, Gilles Couleaud, Guénolé Grignon, Marie Launay, Olivier Deudon, Fabrice Moreau and Xavier Le Bris)
  • CHN crop model, an integrative tool of knowledge to meet farmers’ needs through decision-making services. Practical case of valorization: estimation of the number of available days for cultivation works. Arvalis (Pierre Bessard Duparc)
  • AZODYN-rapeseed: a biophysical model for decision support in nitrogen fertilization and harvest prediction. Terres Inovia & INRA (Sébastien Gervois, Jean-Michel Allirand, Luc Champolivier, Thomas Chabert, Marie-Hélène Jeuffroy, Xavier Pinochet, Muriel Morison and Patrick Bagot)
  • API-AGRO, Moving from a collaborative project to a start-up by building a platform strategy in an open ecosystem. API-AGRO, Arvalis, ACTA (Mehdi Sine, Theo-Paul Haezebrouck and Bruno Lauga)
  • From an individual-based model of pig fattening unit to a decision support tool. IFIP, ACTA & INRA (Alice Cadero, Alexia Aubry, François Brun, Jean-Yves Dourmad, Yvon Salaün and Florence Garcia-Launay)
  • Interest and implementation of a spatialization method of meteorological data used in Agricultural Decision Support Tools. Arvalis (Olivier Deudon).
  • API-AGRO: an open platform to share and use data and services. API-AGRO, ACTA (Théo-Paul Haezebrouck, François Brun and Mehdi Sine)
  • Two vegetation indicators from 2D ground Lidar scanner compared for predicting spraying deposits on grapevine. IRSTEA & IFV (Matthieu Bastianelli, Vincent de Rudnicki, Sébastien Codis, Xavier Ribeyrolles and Olivier Naud)
  • Use of proxy- and remote- sensing tools for monitoring of oilseed rape from sowing to harvest. Terres Inovia (Farzaneh Kazemipour-Ricci, Paul-Louis Simon, Guillaume Jolly, Jerome Pacquetet, Xavier Pinochet and Jean-Louis Lucas.)

Inauguration de l’Institut sur l’Agriculture #DigitAg

Inauguration de l’Institut sur l’Agriculture #DigitAg

L’institut de convergence #DigitAg, sur l’agriculture numérique a été lancé officiellement ce 30 juin 2017 par les partenaires.  www.hdigitag.fr/fr/dossier-presse-inauguration

L’ACTA, les Instituts Techniques Agricoles, participe activement à cette dynamique partenariale de recherche, qui fait échos à ses actions menées dans le cadre du réseau Numérique et Agriculture, mais également du RMT Modélisation et Analyse de Données (www.modelia.org).

8 thèses cofinancées par #DigitAg et les Instituts Techniques doivent être lancé dans les 4 ans qui viennent, avec également d’autres thèses qui seront labellisées.

Pour cette première année, nous allons lancer dès l’automne 2017, plusieurs travaux :

  • Thèse Modélisation expérimentale des dépôts de traitements phytosanitaires en fonction de l’architecture du végétal en viticulture. Applications à l’élaboration de scénarios technologiques pour l’expression des doses et l’agriculture de précision. IFV de Montpellier, UMT ECOTECHVITI (IFV-IRSTEA-Montpellier SupAgro), UMR ITAP, MISTEA, Montpellier SupAgro.
  • Thèse Améliorer les prévisions à court et moyen termes des modèles agronomiques en prenant mieux en compte l’incertitude des prévisions météorologiques. ACTA (Arvalis et IFV), Météo France et INRA (MIAT).
  • Thèse Analyse du risque de maladie sur blé et vigne en combinant des bases de données régionales et des informations locales en cours de saison. ACTA (IFV & Arvalis), INRA (Agronomie). Thèse labellisée.
  • Stage de Master 2. Construire des outils prédictifs des maladies sur blé et vigne en mobilisant les méthodes de fouille de données sur les bases nationales d’épidémiosurveillance. ACTA (IFV & Arvalis), INRIA/IRISA.
  • Thèse Analyse juridique des plateformes collaboratives dans le secteur de l’agriculture numérique. Université de Montpellier, ACTA, CIRAD IRSTEA

Les instituts techniques sont également associés à d’autres thèses portés. par les partenaires de #DigitAg. http://www.hdigitag.fr/fr/theses-sujets-2017

Contact

francois.brun@acta.asso.fr

En savoir plus

Thèse Améliorer les prévisions à court et moyen termes des modèles agronomiques en prenant mieux en compte l’incertitude des prévisions météorologiques. ACTA (Arvalis et IFV), Météo France et INRA (MIAT).

L’objectif de cette thèse est de développer des méthodes pour exploiter la richesse de ces systèmes dans des outils d’aide à la décision. Il s’agit d’analyser formellement les connections entre toutes les sources d’information de prévision météorologique et les modèles agronomiques considérés. Cela permettra d’utiliser les prévisions d’ensemble de manière cohérente dans une chaîne de traitement opérationnelle tout en conservant la richesse des informations.

Pour la conduite de cette thèse, la méthode proposée est de travailler sur 3 cas d’études qui couvrent les principales grandes problématiques agricoles pour lesquelles les besoins en informations météorologiques sont les plus critiques : la protection des cultures et le pilotage de l’irrigation. Les 3 cas sont les suivants :

  • Lutte contre un ravageur, dont le développement dépend de la température : le ver de la grappe en vigne (T) ;
  • Lutte contre une maladie, dont la dynamique épidémique dépend des précipitations et de la température : la septoriose du blé (T et pluie) ;
  • Pilotage de l’irrigation, dont le bilan hydrique dépend de la pluie et de l’évapotranspiration (en vigne et/ou maïs) (pluie et ETP).

Thèse Modélisation expérimentale des dépôts de traitements phytosanitaires en fonction de l’architecture du végétal en viticulture. Applications à l’élaboration de scénarios technologiques pour l’expression des doses et l’agriculture de précision. IFV de Montpellier, UMT ECOTECHVITI (IFV-IRSTEA-Montpellier SupAgro), UMR ITAP, MISTEA, Montpellier SupAgro.

L’objectif scientifique est, en s’appuyant sur une démarche de modélisation expérimentale, de mettre au point des indicateurs de l’état végétatif pour la protection phytosanitaire, de conceptualiser la pulvérisation de précision en viticulture et de déterminer les échelles pertinentes pour la mettre en œuvre, en fonction de la conduite et de l’architecture du vignoble, des technologies d’application et de mesure embarquée, et des objectifs de protection phytosanitaire.

La question scientifique posée est méthodologique. La stratégie scientifique pour y répondre repose sur une approche de modélisation expérimentale, qui permet de prédire les quantités de produit interceptées par le végétal en fonction de la technologie et de l’architecture du couvert. Cette modélisation est à interpréter à différentes échelles d’action et de décision, dans différents scénarios technologiques et d’évolution des références d’expression de dose.

Thèse Analyse du risque de maladie sur blé et vigne en combinant des bases de données régionales et des informations locales en cours de saison. ACTA (IFV & Arvalis), INRA (Agronomie). Thèse labellisée.

La combinaison de différentes sources d’information pour analyser les risques d’occurrence des maladies des cultures soulève de réelles questions pratiques et méthodologiques : Quelles informations locales pourraient être mobilisées par les agriculteurs en temps réel à moindre coût, en fonction des cultures et des maladies ? Quel est le niveau d’incertitude associé à ces informations ? Comment combiner ces informations avec, d’une part, les données d’observation régionales fournies par le BSV et avec, d’autre part, les modèles épidémiologiques développés par les instituts techniques pour prédire l’évolution des maladies ? Sous quelle forme communiquer les résultats auprès des agriculteurs et conseillers ?

L’objectif de la thèse est de répondre à ces questions en s’appuyant sur deux cas d’étude : la rouille jaune du blé (Puccinia striiformis f.sp. tritici) et le mildiou de la vigne (Plasmopara viticola). Ces deux maladies pouvant potentiellement être à l’origine de pertes de rendement importantes, elles génèrent des traitements fongicides très fréquents chez les agriculteurs. Il est important de fournir aux agriculteurs des informations aussi précises que possible sur les risques épidémiologiques réelles concernant ces maladies de manière à éviter les traitements systématiques.