Intelligence Artificielle : vers la fin du travail ?

Le thème des derniers rdv de l’agriculture connectée qui se tenaient le 26/10 dernier à l’ESA d’Angers était l’Intelligence Artificielle (ou IA). Pour une fois, c’est bien ceux qui en font vraiment qui en ont parlé.

L’IA nécessite énormément de données pour apprendre et avoir des résultats satisfaisants. Traiter ces données prends du temps. L’augmentation des performances des machines et l’augmentation du nombre de noeuds de traitement (deep learning) ont grandement amélioré les performances de l’IA. Mais la très grande majorité des IA aujourd’hui est subhumaine (ses performances restent inférieures à celles d’un humain). Car l’IA est victime du Paradoxe de Moravec : le plus simple à faire pour l’homme est le plus dur à coder en IA (reconnaissance visuelle, vocale, etc).

On peut qualifier 4 types d’IA :
– IA équivalente sur une tâche (conduire (Google car, Whatson, European truck platooning challenge), accorder un prêt, etc)
– IA supérieure à la totalité des humains sur une tâche (AlphaGo, Whatson)
– IA générale qui est multitache et égale aux humains, on en est a priori loin mais cela semble réaliste.
– Enfin, la singulatité technologique est une IA qui s’autoaméliore et dotée d’une conscience.

Pour ce qui concerne cette dernière, c’est clairement du fantasme. La problématique énergétique, le rejet de la société son trop forts. On entend surtout les GAFA en parler car ils misent dessus afin de se rendre incontournables.

Mais quel impact aura l’IA sur notre façon de travailler? Cette peur de la fin du travail apparaissait déjà au 18eme siècle avec la révolution industrielle. En effet des métiers ont disparu comme tisserand, lavandière, bien souvent des travails laborieux. L’automatisation permet donc la réduction de la pénibilité physique et cognitive, et libère du temps. Les métiers valorisant l’intelligence créative, ou sociale, ou encore nécessitant une perception / manipulation fine, seront clairement épargnés par l’IA. En ce qui concerne l’agriculture, personne ne s’est trop avancé !

Mais il est certain que les métiers vont évoluer encore avec l’IA et c’est une vraie occasion de réinventer le travail tout en évitant la perte d’expérience liée au remplacement de l’homme par une machine (cf histoire du pilote Sully aux US). Le nombre d’agriculteurs ayant déjà beaucoup baissé, il diminuera probablement peu (il faut au moins une UTH par exploitation!) mais ils pourront gérer plus d’ha ou d’animaux. La formation sera enfin importante, faisant évoluer les métiers du conseil.

MULTIPASS : Faire émerger de nouveaux services dans une chaine de confiance

Avec l’avènement du numérique, les exploitations deviennent une source de données incontournable pour répondre aux enjeux de multi-performance de l’agriculture. Les Instituts Techniques Agricoles ont formulé 10 recommandations pour faciliter l’accès et la valorisation de ces données. Au-delà du service rendu, l’accès aux données des agriculteurs est conditionné à une bonne compréhension de l’utilisation de leurs données qui doit se faire en toute transparence. De ce diagnostic a émergé le projet CASDAR MULTIPASS.

A travers ce projet, les partenaires (ARVALIS, ACTA, FIEA, IDELE, IRSTEA, ORANGE et SMAG) souhaitent mettre à disposition des producteurs et valorisateurs de données agricoles, un écosystème de gestion des consentements des agriculteurs protégeant les échanges de données des exploitations.

Les attentes des exploitants vis-à-vis d’un outil de gestion des consentements seront exprimées au sein de groupes de travail. Ces recommandations éthiques seront consignées dans un livre blanc puis traduites en spécifications fonctionnelles sur lesquelles seront basées les adaptations de deux outils de gestion des consentements existants. Ces outils, basés sur des approches différentes associant un tiers de confiance pour l’un et la technologie blockchain pour l’autre, seront comparés au sein de cas d’usages, tout en implémentant sous forme de preuves de concept les conditions de l’interopérabilité entre ces systèmes existants ou à venir.

L’écosystème a vocation à couvrir les besoins en matière de transparence des usages et de gestion des consentements de toutes les filières agricoles. Il peut enfin apporter une brique importante pour la gestion des consentements des exploitants pour alimenter des plateformes existantes comme API-AGRO voire un futur portail national de données agricoles.

Le projet vise à démontrer aux organisations professionnelles agricoles l’intérêt et la faisabilité d’un écosystème de gestion des consentements. En renfonçant la confiance des producteurs nécessaire au partage de leurs données, le projet permettra de faire émerger de nouvelles connaissances et de nouveaux services. Il favorise l’innovation ouverte, c’est-à-dire l’émergence d’applications agricoles couplées aux données des agriculteurs provenant de n’importe quelle source de données ou objet connecté, pour éviter le risque de concentration de l’innovation mais également la création de connaissances par l’analyse de données massives d’exploitations, dans une chaine de confiance.

MULTIPASS est financé par le compte d’affectation spéciale « développement agricole et rural » (CASDAR) (AAP Recherche Technologique 2017) et ses partenaires.

EGALIM : 3 propositions pour accompagner les agriculteurs dans la transformation numérique.

Le réseau Numérique et Agriculture de l’ACTA, les Instituts Techniques Agricoles, ont fait des propositions concrètes pour accompagner les agriculteurs, ainsi que les acteurs qui l’entourent, dans la transformation numérique.

Vous retrouverez ici l’accès aux trois propositions faites en ligne sur la plateforme EGALIM, propositions que nous vous invitons à soutenir avec vos votes et argumentaires. Pour cela, il suffit de cliquer sur les liens et de voter, en vous connectant avec votre compte google ou facebook (ou créer un compte ad hoc).

  • Proposition 1. La question de l’accès aux données agricoles : favoriser l’innovation et la recherche, tout en protégeant les agriculteurs. Cette proposition reprend l’analyse faite dans notre livre blanc sur le sujet (parution octobre 2016). https://goo.gl/FqWy9f
  • Proposition 2. Ouvrons l’accès des données météos aux acteurs du monde agricole dans le cadre des démarches de service public. Cette contribution vise à demander aux pouvoirs publics de prendre une position claire pour donner un accès total aux données météos nécessaires à l’ensemble des acteurs agricoles. https://goo.gl/Zz37nk
  • Proposition 3. Faciliter l’accès aux services en ligne pour les exploitations agricoles : vers une fédération d’identité. Il s’agit d’une proposition très concrète visant à faciliter la vie des exploitants agricoles et à faciliter l’accès à de nouveaux services innovants.https://goo.gl/w23cZS

Réseau Numérique & Agriculture

numerique@acta.asso.fr

EGALIM : Ouvrons l’accès des données météos aux acteurs du monde agricole dans le cadre des démarches de service public

Ouvrons l’accès des données météos aux acteurs du monde agricole dans le cadre des démarches de service public
  • Atelier 11 : Réussir la transition écologique et solidaire de notre agriculture en promouvant une alimentation durable – Lundi 9 octobre
  •  Atelier 12 – Lutter contre l’insécurité alimentaire, s’assurer que chacun puisse avoir accès à une alimentation suffisante et de qualité en France et dans le monde
Les productions agricoles sont fortement déterminées par les conditions météorologiques et chaque nouvelle campagne le montre à nouveau (rendement blé en 2016, gel sur les vignes en 2017, …). Dans un contexte de réduction des intrants, l’agriculture doit faire face à de grands enjeux fortement dépendants des conditions météorologiques, notamment en production végétale.
Météo France développe au titre de sa mission de service public, des informations climatologiques et prévisionnelles pour permettre de sécuriser différents domaines et secteurs d’activités (risques incendie, transports aéroportuaire, routes, crues, etc…). Ces prestations ne font l’objet d’aucune facturation auprès des acteurs économiques, pompiers, aviation civile, préfectures, … qui en sont utilisateurs : elles sont financées sur la base d’accords entre les ministères concernés qui abondent au budget de Météo France au titre de la surveillance et sécurité du territoire.
Pourquoi une démarche similaire n’existerait elle pas au niveau de l’agriculture, au titre de la sécurisation de la production alimentaire et du respect environnemental ?
Dans le contexte de production actuel qui vise à réduire de manière drastique l’intrant phytosanitaire, l’agriculture doit pouvoir accéder à des données météorologiques fiables, performantes et homogènes à des conditions tarifaires raisonnables pour prétendre pouvoir réduire efficacement les traitements, limiter pour l’agriculteur les risques sanitaires tout en sécurisant les rendements et garantir aux consommateurs des aliments de qualité, en quantités suffisantes.
Actuellement, les données disponibles sont nombreuses et de plus en plus précises (données de stations classiques ou spatialisées, mais aussi radar de pluie au km ou prévisions à échelle fine). Le monde agricole, par nature éclaté (500 000 exploitations), et les structures d’accompagnement qui le sont également pour couvrir la diversité des territoires et des filières font que l’accès aux données se fait au cas par cas, par ces acteurs, moyennant finance. Ainsi, la même donnée est achetée plusieurs fois, pour un même besoin et au prix fort. Par le passé, différentes demandes et initiatives ont abordé cette problématique, mais les solutions proposées n’ont pas été à la hauteur des enjeux.
Le monde agricole doit se mobiliser pour faire valoir ses intérêts et afin que les services ministériels concernés s’entendent sur un accord global facilitant l’accès aux données météorologiques de Météo France, au titre de la sécurité alimentaire et environnementale.

Retrouvez cette contribution sur la plateforme EGALIM. Votez, réagissez ! https://goo.gl/Zz37nk

Acta, les Instituts Techniques Agricoles (*)
APCA, les Chambres d’Agriculture
Réseau Agriculture et Numérique de l’Acta
(*) notamment :
  • IFV – Institut Français de la Vigne et du Vin
  • Arvalis – Institut du végétal
  • Terres Inovia
  • ITB – Institut Technique de la Betterave
  • FN3PT – Fédération Nationale des Producteurs de Plants de Pomme de Terre

Contribution EGALIM – Faciliter l’accès aux services en ligne pour les exploitations agricoles : vers une fédération d’identité.

Les agriculteurs mobilisent quotidiennement différents services en ligne pour piloter leur exploitation, rendre compte de leurs pratiques ou encore répondre à des obligations réglementaires. Cela concerne à la fois les services techniques, comptables et administratifs. Mais à ce jour, ces services proposés par différentes entités sont accessibles avec des comptes utilisateurs différents.

Par exemple, pour accéder aux données de sa nouvelle station météo connectée, un agriculteur va se connecter à la plateforme en ligne du vendeur de station. Il devra utiliser un autre login pour consulter les prévisions de maladie sur une autre plateforme. Pour déclarer sa consommation en eau, sur une autre encore. Pour établir ses déclarations PAC, sur celle de l’état. Pour les cotisations sociales sur celle de la MSA. Lors d’échanges avec des agriculteurs, nous en avons recensé entre quinze et trente ! (Témoignage Rémi Dumery, @RemDumDum).

Une solution simple pourtant existe : il s’agit de la fédération d’identité. Pour les particuliers, ce type de dispositif existe déjà. Un premier niveau est proposé par les grands acteurs du web (Google, Facebook, Twitter,…) qui permet à de nouveaux opérateurs de proposer leurs services en utilisant une identité déjà créée (voir certifiée) et le processus d’authentification avec le consentement de l’utilisateur. Très pratique, il ne permet cependant pas de vérifier la véracité des informations. Une belle illustration est proposée par FranceConnect (franceconnect.gouv.fr) qui permet de s’identifier à un service avec les identifiants d’un autre service (exemple : pouvoir accéder aux impôts avec son identifiant La Poste ou CAF), et ainsi s’appuie sur des organismes capables de certifier la véracité de l’identité.

De la même manière, il est possible d’associer des Fournisseurs de Données et ainsi permettre à des Fournisseurs de Services de proposer des services valorisant des identités certifiées (on peut penser par exemple le compte MSA, le compte CER France ou encore le compte PAC). Cela présente pour les Fournisseurs de Services un grand intérêt en validant l’existence légale d’une exploitation et de ses données.

Nous souhaitons qu’un tel système de fédération d’identité soit proposé aux agriculteurs afin que leurs exploitations soient identifiables dans le monde numérique de manière unique.

Cela simplifiera l’accès aux différents services existants (pour l’agriculteur mais également pour les conseillers qui doivent régulièrement accéder à ses données). Au-delà de ce bénéfice à court terme, cette étape est indispensable pour proposer aux agriculteurs des outils de plus en plus intégrés. C’est un prérequis à la mise en place de système de gestion du consentement et d’un accès simplifié aux différentes données de l’exploitation.

Retrouvez cette contribution sur la plateforme EGALIM : Votez et Réagissez !

Réseau Numérique & Agriculture de l’ACTA, les Instituts Techniques Agricoles

Contact : Théo-Paul Haezebrouck et François Brun, numerique@acta.asso.fr

www.numerique.acta.asso.fr

Retour sur le séminaire « Droit des données agricoles »

Dernière mise à jour : 14/10/2017

Le Réseau Numérique et Agriculture de l’ACTA, les instituts techniques agricoles était présent au séminaire « Droit des données agricoles » organisé par la Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie, en partenariat avec l’Université de Caen. (voir programme)

Après un rapide exposé de la nature des données agricoles, nous avons présenté les 10 recommandations avec des illustrations concrètes à travers le dispositif DigiFermes pour l’évaluer des applications dans les exploitations agricoles, nos partenariats avec UniLaSalle ou la Chaire AgroTIC, la mise en place et le développement de la plateforme API-AGRO ou encore avec le lancement du projet Multip@ss pour standardiser  le consentement et permettre une meilleure diffusion des données au sein du monde agricole.

Cela a été également l’occasion de confirmer, à travers la présentation de Christophe ALLEAUME, co-directeur Master droit du numérique, Université Caen, de façon claire que, dans la loi française, il n’y a aucune notion de propriété sur les données. La donnée agricole ne ferait donc pas exception à la règle.

Cependant, en dehors de la notion de propriété, l’un des moyens de sécuriser l’usage qui est fait de « ses » données serait de se pencher sur les aspects contractuels.  Les conditions d’utilisation des données et de partage peuvent également être définies entre le fournisseur de la solution (éditeur du logiciel, fournisseur du capteur, …) et l’utilisateur au sein de clauses spécifiques. Dans un monde agricole avec un nombre d’intermédiaires et de partenaires importants, il faudra bien être conscient qu’il sera peut-être compliqué pour chaque agriculteur de négocier les clauses de chaque contrat.

Afin d’essayer de proposer un cadre global, des initiatives ont été lancées et avancent à l’échelle nationale et européenne. Au niveau français, le syndicalisme agricole travaille à définir des principes à travers une charte basée sur le volontariat pour protéger les intérêts des agriculteurs tout en favorisant l’innovation et la création des nouveaux services numériques. Au niveau de l’Europe, ce dossier est porté par la COPA-COGECA

Une chose est sûre : avec l’arrivée du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) qui entre en vigueur en mai 2018, tous ces aspects vont rapidement évoluer.

DDTA journey in Denmark (september 2017)

The Digital Dream Team of Acta, the French Technical Institutes, was invited by the French Institute of Denmark  (Nathalie Avallone, Scientific and University Cooperation) to visit in Copenhagen for a few days (19-21 September 2017) speak in digital conferences and meet some Big data experts in Agriculture.

We were invited to a public conference named “Big data a multiscale solution for a sustainable agriculture”.

It was a great opportunity to present our work on data access and valorization (summary available). We illustrated the current evolution concerning Big Data from farmers with many current or potential applications that aim to produce new services for farmers or advisers.

Located at the DTU (Technical University of Denmark), we participated to a workshop on “Big Data and Expert systems in Agriculture” during the “High Tech summit”. We presented in detail our white paper and recommendations on data access and valorization for research and innovation in Agriculture. We discover a similar reflexion led by Danish colleagues more focused on food chain (“Utilize data from farm to fork”).

At the Science university of Copenhagen, we participated to a workshop organised by the Plant Science Department. We presented our recent works on plant diseases monitoring network mobilizing statistical approaches. We also presented the API-AGRO platform (plateforme.api-agro.fr) launched by the technical institutes (ACTA) which now federates mains French stakeholders of research and innovation as an ecosystem with a common data platform.

We had the opportunity to have a special meeting with SEGES (www.seges.dk/en). Although the R&D activities in Denmark seem organised in a quite different way than in France, SEGES in a national institute which presents similar activities as our French Technical Institutes of the ACTA network, especially on data collection, analysis and valorization in order to create new services to farmers and advisers.

These meetings may offer opportunities of collaboration at the European level.

François Brun (Acta) & Théo-Paul Haezebrouck  (Acta, API-AGRO)

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Contribution EGALIM : Accès aux données agricoles : favoriser l’innovation et la recherche, tout en protégeant les agriculteurs.

Les animateurs du réseau Numérique et Agriculture des ITA ont posté une proposition sur la plateforme contributive #EGALIM. Cette proposition met en avant les recommandations publiées dans le livre blanc « L’accès aux données pour la recherche et l’innovation en agriculture. Position des Instituts Techniques Agricole ».

Si vous souhaitez soutenir cette contribution, nous vous invitons à voter pour elle sur la plateforme en suivant le lien suivant (ne marche pas forcément bien sur IE).

http://goo.gl/zXTNDp

François Brun, Mehdi Siné, Sylvain Gallot et les membres du réseau Numerique & Agriculture

Investissements Agtech 2017, FBN, Google Ventures

​AgFunder, plateforme d’investissement en ligne dans les AgriFoodtech (logiciels, matériels, robotique, bioenergies, restauration en ligne, etc.), propose un rapport sur les niveaux d’investissements dans ce domaine.

Ils sont en légère augmentation après un recul l’an passé. Les start ups de l’alimentation sont les plus grands bénéficiaires mais les FarmTech (dédiées aux producteurs) sont celles dont les niveaux d’investissement croient le plus. Le financement total représente une augmentation de 56% par rapport à l’année précédente, mais est encore sous le record 2015 lorsque les startups ont levé 1,3$ milliards au premier semestre 2015.

On y apprend que si les places de marché agricoles en lignes sont relativement nouvelles, elles tirent leur épingle du jeu, et un acteur comme Farmers Business Network (FBN), parmis les premiers et mieux financés est en train de « pivoter », ou changer de stratégie, pour devenir un revendeur de produits chimiques et probablement une place de marché à grains.

Enfin, Google Ventures a été particulièrement actif au 1er semestre 2017, investissant dans un ensemble de startups à travers l’imagerie satellitaire, le commerce électronique, l’agriculture intérieure la culture hors sol ou la robotique.

Ressources : nos productions et actions de communication

Cette page répertorie nos principales productions et actions de communication.

Vidéos