Le numérique et le digital s’invite à l’occasion du Salon International de l’Agriculture

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert nous le confirme :
« Le Salon de l’agriculture, c’est la vitrine de l’excellence agricole française. »

Le Salon de l’Agriculture ouvre ses portes demain et le Réseau Numérique et Agriculture de l’acta – les instituts techniques agricoles vous propose une sélection d’événements à ne pas manque sur le numérique !

N’hésitez pas entre les différents ateliers et conférences à visiter les exposants recensés dans le parcours « Digital et Innovation »

Animation permanente :
Pavillon 4, Stand 4 B 107/108 – ACTA/APCA. Venez tester l’animation
API-AGRO pour avoir une photo souvenir et peut-être remporter un drone !

Dimanche 25 février :
Village des professionnels, Pavillon 1, Stand 1 R 036. DE 11:00 À 11:30 – LA VALORISATION DU NUMÉRIQUE EN AGRICULTURE (BIGDATA, CAPTEURS, MODÉLISATION…) : APPLICATIONS CONCRÈTES ET PERSPECTIVES

Pavillon 4, 4 B 127 – La Ferme Digitale. A partir de 12:15 – Pitchs finaux du 13e concours AGreen Startup.

Pavillon 4, 4 B 127 – La Ferme Digitale. A partir de 16:00 – Remise des prix du concours AGreenStartup présidée par Stéphane Travert, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Lundi 26 février :
Pavillon 2, Stand 2 B 021, DE 10:35 À 11:00 – [Participation du Réseau Numérique] Table ronde animée par Hervé Pillaud : « Valorisation des data, qui prend la main ? »

Pavillon 4, Stand 4 B 063. DE 12:00 À 12:30 – MÉTIERS ET TECHNOLOGIES DE LA COMMUNICATION EN AGRICULTURE

Mardi 27 février :
Village des professionnels, Pavillon 1, Stand 1 R 036. DE 14:30 À 15:00 – [Participation du Réseau Numérique] LA PROPRIÉTÉ DES DONNÉES EN AGRICULTURE

Mercredi 28 février :
Village des professionnels, Pavillon 1, Stand 1 R 036. DE 14:30 À 15:00 – L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE EN AGRICULTURE : UNE CHANCE POUR L’AGTECH FRANÇAISE

Jeudi 1 février :
Pavillon 4, Stand 4 B 127 – La Ferme Digitale. À partir de 12:00 – Tweet’Apéro de l’association FranceAgriTwittos (#FRAGTW)

Pavillon 4, Stand 4 B 107/108 – ACTA/APCA. DE 14:00 À 14:45 – Remise des prix du API-AGRO Hackathon 2018 qui s’est tenu les 6 et 7 février dernier

Pavillon 4, Stand 4 B 107/108 – ACTA/APCA. DE 14:45 À 15:00 – [Participation du Réseau Numérique] Lancement du livre blanc « La blockchain dans le monde agricole, quels usages pour quels bénéfices ? Vers une agriculture de confiance » – Partenariat Acta / ATOS

Pavillon 4, Stand 4 B 107/108 – ACTA/APCA. DE 15:30 À 17:00 – Suite à l’appel à candidature, remise officielle des nouveaux labels Digifermes® à 5 fermes expérimentales.

Vendredi 2 février :
Village des professionnels, Pavillon 1, Stand 1 R 036. 10:00 À 10:30 – LA DATA DANS TOUS SES ÉTATS AU SERVICE DE LA FILIÈRE AGRICOLE

Village des professionnels, Pavillon 1, Stand 1 R 036. DE 11:00 À 11:30 – BIG DATA EN AGRICULTURE

Pavillon 4, Stand 4 B 063 – La Ferme Digitale. DE 14:00 À 15:00 – QUELS MÉTIERS DANS L’AGRICULTURE NUMÉRIQUE ?

Une erreur ? Un oubli ? Laissez-nous un message sur numerique@acta.asso.fr

Bon salon à toutes et à tous !

Vine Health Watch : un outil pour visualiser en temps réel l’état sanitaire du vignoble pour améliorer la prise de décision. Projet en compétition au Hackathon API-AGRO 2018.

A l’occasion du Hackathon API-AGRO 2018 (http://www.api-agro.fr/api-agro-hackathon-edition-2018), l’Acta – les instituts technique agricole et l’IFV – Institut Français de la vigne et du vin ont proposé un projet et constitué une équipe mixte à laquelle s’est jointe un chercheur de l’INRA.

Nous avons proposé de travailler sur un nouveau concept d’outil s’appuyant fortement sur les données d’épidémiosurveillance pour apporter des informations pertinentes à destination des viticulteurs, des conseillers et des acteurs du Bulletin de Santé du Végétal (BSV).

Le résultat est un outil unique, « the Vine Health Watch », permettant de visualiser de manière dynamique l’état sanitaire des vignes à l’échelle locale et régionale. Son originalité est de :

  1. fournir des informations en temps réel sur l’état sanitaire des vignes à partir de réseaux de surveillance ;
  2. d’affiner ces informations en les ajustant à des observations collectées sur les parcelles du viticulteur en cours de saison ;
  3. de compléter les informations sur l’état sanitaire par des prévisions météos en temps réel sur des variables clefs (force du vent, précipitations).

Nous avons développé 6 web services basés sur les données du BSV saisies dans EPICURE (www.vignevin-epicure.com) et les modèles de prévision Arome/Arpège de Météo-France, chacun dédié à une fonctionnalité de l’outil. Ces outils ont été ensuite intégrés dans une interface web intuitive et interactive afin d’en faire la démonstration.

Ces fonctions se basent en grande partie sur des travaux de R&D en data science et modélisation mené en amont dans des projets (AAP PSPE SynOEM, CASDAR RT Smart-Pic, ANR DigitAg) et dans des thèses INRA-ACTA. Nous avons également valorisé l’expertise du RMT Modélisation et Analyse de Données pour l’Agriculture (www.modelia.org).

Enfin, cette expérience humaine est très enrichissante pour une équipe aux compétences mixtes comme nous en permettant de combiner nos expertises et savoir-faire. Dans le cadre de l’accompagnement de la transformation numérique de l’Agriculture, nous pensons qu’il est fondamental de chercher à valoriser au plus vite des résultats de travaux de recherche et de thèses notamment. Avec deux doctorantes hackeuses au cœur de notre équipe, nous avons mis en œuvre cette belle idée.

Retrouver les éléments de notre pitch

–          La présentation du pitch

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Notre équipe : data-based decisions

  • Ivana Aleksovska, doctorante Acta-Météo-France-INRA
  • François Brun, Acta
  • Mathilde Chen, doctorante Acta-INRA
  • Christian Debord, IFV
  • David Makowski, INRA
  • Simon Van de Kerckhove, Acta

Intelligence Artificielle : vers la fin du travail ?

Le thème des derniers rdv de l’agriculture connectée qui se tenaient le 26/10 dernier à l’ESA d’Angers était l’Intelligence Artificielle (ou IA). Pour une fois, c’est bien ceux qui en font vraiment qui en ont parlé.

L’IA nécessite énormément de données pour apprendre et avoir des résultats satisfaisants. Traiter ces données prends du temps. L’augmentation des performances des machines et l’augmentation du nombre de noeuds de traitement (deep learning) ont grandement amélioré les performances de l’IA. Mais la très grande majorité des IA aujourd’hui est subhumaine (ses performances restent inférieures à celles d’un humain). Car l’IA est victime du Paradoxe de Moravec : le plus simple à faire pour l’homme est le plus dur à coder en IA (reconnaissance visuelle, vocale, etc).

On peut qualifier 4 types d’IA :
– IA équivalente sur une tâche (conduire (Google car, Whatson, European truck platooning challenge), accorder un prêt, etc)
– IA supérieure à la totalité des humains sur une tâche (AlphaGo, Whatson)
– IA générale qui est multitache et égale aux humains, on en est a priori loin mais cela semble réaliste.
– Enfin, la singulatité technologique est une IA qui s’autoaméliore et dotée d’une conscience.

Pour ce qui concerne cette dernière, c’est clairement du fantasme. La problématique énergétique, le rejet de la société son trop forts. On entend surtout les GAFA en parler car ils misent dessus afin de se rendre incontournables.

Mais quel impact aura l’IA sur notre façon de travailler? Cette peur de la fin du travail apparaissait déjà au 18eme siècle avec la révolution industrielle. En effet des métiers ont disparu comme tisserand, lavandière, bien souvent des travails laborieux. L’automatisation permet donc la réduction de la pénibilité physique et cognitive, et libère du temps. Les métiers valorisant l’intelligence créative, ou sociale, ou encore nécessitant une perception / manipulation fine, seront clairement épargnés par l’IA. En ce qui concerne l’agriculture, personne ne s’est trop avancé !

Mais il est certain que les métiers vont évoluer encore avec l’IA et c’est une vraie occasion de réinventer le travail tout en évitant la perte d’expérience liée au remplacement de l’homme par une machine (cf histoire du pilote Sully aux US). Le nombre d’agriculteurs ayant déjà beaucoup baissé, il diminuera probablement peu (il faut au moins une UTH par exploitation!) mais ils pourront gérer plus d’ha ou d’animaux. La formation sera enfin importante, faisant évoluer les métiers du conseil.

EGALIM : 3 propositions pour accompagner les agriculteurs dans la transformation numérique.

Le réseau Numérique et Agriculture de l’ACTA, les Instituts Techniques Agricoles, ont fait des propositions concrètes pour accompagner les agriculteurs, ainsi que les acteurs qui l’entourent, dans la transformation numérique.

Vous retrouverez ici l’accès aux trois propositions faites en ligne sur la plateforme EGALIM, propositions que nous vous invitons à soutenir avec vos votes et argumentaires. Pour cela, il suffit de cliquer sur les liens et de voter, en vous connectant avec votre compte google ou facebook (ou créer un compte ad hoc).

  • Proposition 1. La question de l’accès aux données agricoles : favoriser l’innovation et la recherche, tout en protégeant les agriculteurs. Cette proposition reprend l’analyse faite dans notre livre blanc sur le sujet (parution octobre 2016). https://goo.gl/FqWy9f
  • Proposition 2. Ouvrons l’accès des données météos aux acteurs du monde agricole dans le cadre des démarches de service public. Cette contribution vise à demander aux pouvoirs publics de prendre une position claire pour donner un accès total aux données météos nécessaires à l’ensemble des acteurs agricoles. https://goo.gl/Zz37nk
  • Proposition 3. Faciliter l’accès aux services en ligne pour les exploitations agricoles : vers une fédération d’identité. Il s’agit d’une proposition très concrète visant à faciliter la vie des exploitants agricoles et à faciliter l’accès à de nouveaux services innovants.https://goo.gl/w23cZS

Réseau Numérique & Agriculture

numerique@acta.asso.fr

EGALIM : Ouvrons l’accès des données météos aux acteurs du monde agricole dans le cadre des démarches de service public

Ouvrons l’accès des données météos aux acteurs du monde agricole dans le cadre des démarches de service public
  • Atelier 11 : Réussir la transition écologique et solidaire de notre agriculture en promouvant une alimentation durable – Lundi 9 octobre
  •  Atelier 12 – Lutter contre l’insécurité alimentaire, s’assurer que chacun puisse avoir accès à une alimentation suffisante et de qualité en France et dans le monde
Les productions agricoles sont fortement déterminées par les conditions météorologiques et chaque nouvelle campagne le montre à nouveau (rendement blé en 2016, gel sur les vignes en 2017, …). Dans un contexte de réduction des intrants, l’agriculture doit faire face à de grands enjeux fortement dépendants des conditions météorologiques, notamment en production végétale.
Météo France développe au titre de sa mission de service public, des informations climatologiques et prévisionnelles pour permettre de sécuriser différents domaines et secteurs d’activités (risques incendie, transports aéroportuaire, routes, crues, etc…). Ces prestations ne font l’objet d’aucune facturation auprès des acteurs économiques, pompiers, aviation civile, préfectures, … qui en sont utilisateurs : elles sont financées sur la base d’accords entre les ministères concernés qui abondent au budget de Météo France au titre de la surveillance et sécurité du territoire.
Pourquoi une démarche similaire n’existerait elle pas au niveau de l’agriculture, au titre de la sécurisation de la production alimentaire et du respect environnemental ?
Dans le contexte de production actuel qui vise à réduire de manière drastique l’intrant phytosanitaire, l’agriculture doit pouvoir accéder à des données météorologiques fiables, performantes et homogènes à des conditions tarifaires raisonnables pour prétendre pouvoir réduire efficacement les traitements, limiter pour l’agriculteur les risques sanitaires tout en sécurisant les rendements et garantir aux consommateurs des aliments de qualité, en quantités suffisantes.
Actuellement, les données disponibles sont nombreuses et de plus en plus précises (données de stations classiques ou spatialisées, mais aussi radar de pluie au km ou prévisions à échelle fine). Le monde agricole, par nature éclaté (500 000 exploitations), et les structures d’accompagnement qui le sont également pour couvrir la diversité des territoires et des filières font que l’accès aux données se fait au cas par cas, par ces acteurs, moyennant finance. Ainsi, la même donnée est achetée plusieurs fois, pour un même besoin et au prix fort. Par le passé, différentes demandes et initiatives ont abordé cette problématique, mais les solutions proposées n’ont pas été à la hauteur des enjeux.
Le monde agricole doit se mobiliser pour faire valoir ses intérêts et afin que les services ministériels concernés s’entendent sur un accord global facilitant l’accès aux données météorologiques de Météo France, au titre de la sécurité alimentaire et environnementale.

Retrouvez cette contribution sur la plateforme EGALIM. Votez, réagissez ! https://goo.gl/Zz37nk

Acta, les Instituts Techniques Agricoles (*)
APCA, les Chambres d’Agriculture
Réseau Agriculture et Numérique de l’Acta
(*) notamment :
  • IFV – Institut Français de la Vigne et du Vin
  • Arvalis – Institut du végétal
  • Terres Inovia
  • ITB – Institut Technique de la Betterave
  • FN3PT – Fédération Nationale des Producteurs de Plants de Pomme de Terre