#AgriDataScienceWeek : une semaine sur la science des données pour l’agriculture (3-7 décembre 2018, Paris-Montpellier)

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Avec la forte augmentation de la quantité et de la diversité des données collectées, ainsi que les efforts de structurations de ces données au sein de large base de données, les acteurs de la recherche et développement sont à la recherche de nouvelles méthodes pour exploiter ces gisements de données. La « data science » (ou la science des données) vise à répondre à ces besoins en offrant de nombreuses méthodes issues à la fois de la statistique, de l’intelligence artificielle et de l’informatique. Il s’agit également d’un changement de philosophie, dans laquelle les données guident les travaux (data driven) et la qualité de prédiction ou de classement est le principal objectif.

Cette semaine plusieurs événements sont organisés autour de ce sujet : formation, séminaire international, concours et atelier.

Une formation « Data Science pour l’agriculture » – 3, 4, 5 décembre 2018, à Paris.

L’Acta propose, dans le cadre du RMT Modélisation et Analyse de Données, une formation de 3 jours pour se familiariser avec la Data Science (ou science des données). Au programme, théorie, pratique et atelier autour des méthodes de régression (pénalisée, PLS, GAM, sélection de variable), des réseau neurone et extension multicouche, méthodes d’évaluation (qualité de prédiction), arbres et random forest et data mining.

Description de la formation http://www.modelia.org/moodle/course/view.php?id=77

De prochaines sessions sont prévus dès 2019 !

Un séminaire international sur la prévision des rendements – 6, 7 décembre 2018, à Paris.

En lien avec le Data Challenge et la formation, l’Institut de convergence CLAND organise un séminaire international sur la prévision des rendements.

Programme : https://cland.lsce.ipsl.fr/index.php/workshops/forecasting-crop-yields/28-yield-forecasting

Remise des prix du Crop Data Challenge 2018 : Prédiction des rendements agricoles – 7 décembre 2018, Paris.

Notre réseau Modélisation et Analyse de Données pour l’Agriculture (www.modelia.org) co-organise cette première édition du Crop Data Challenge à l’initiative de l’Institut de convergence CLAND.

Il s’agit d’un concours de data science visant à comparer les performances de méthodes statistiques et d’apprentissage automatique pour prédire les rendements agricoles, mais aussi à promouvoir les échanges de connaissances autour des méthodes de prédiction pour l’enseignement et les applications agricoles. Cette édition propose deux challenges : un pour le blé et un pour le maïs.

Remise des prix ce vendredi 7 décembre 2018 après midi : suspens !

Atelier #DigitAg : Quelles sont les possibilités offertes par la science des données à l’agriculture ? 7 décembre 2018, Montpellier.
Le premier atelier de l’axe 5 de #DigitAg “Fouille de données, analyse de données, extraction de connaissances” se tiendra à Montpellier le 7 Décembre 2018 de 9h à 16h30. Cette journée s’articulera autour des possibilités offertes par la science des données pour l’agriculture. Dans un premier temps, des exposés feront un tour d’horizon de différentes approches. La seconde partie de la journée sera un temps d’échange et de partage d”expériences.
Inscription obligatoire : https://www.hdigitag.fr/fr/atelier-axe-5-possibilites-offertes-par-la-science-des-donnees-a-agriculture

Bonne semaine à tous les data scientists du domaine agricole (en activité ou à venir) !

#Hacktaferme – Le dossier de presse et les vidéos

Le réseau numérique & agriculture de l’Acta – les instituts techniques agricoles a organisé en partenariat avec API-AGRO et TerraSolis, le HackTaFerme, la première édition du « Hackathon à la ferme » qui s’est tenu du 31 août au 2 septembre 2018 à Chalons-en Champagne et ses environs.

L’article de synthèse est ici.

Le dossier de presse est  téléchargeable  via ce lien : DP-HACKTAFERME-V3

Le trailer de l’évènement et l’interview de nos trois agriculteurs sont sur Youtube :

 

 

HackTaFerme J-9 : des idées, des projets, des prix, des sponsors et vous ?

A une dizaine de jours du HackTaFerme (31 aout-2septembre à Châlons-en-Champagne), voici quelques nouvelles pour ceux qui reviennent de congés ou qui ont loupé les annonces précédentes :

  • L’Acta (numerique.acta.asso.fr) organise avec Terrasolis (terrasolis.fr) et Api-Agro (www.api-agro.fr) le HackTaFerme, premier hackathon qui se déroulera chez des agriculteurs (www.hacktaferme.fr) à la foire de Châlons-en-Champagne ! Il s’agit d’un concours pour développer en 48h des prototypes d’applications utiles pour les agriculteurs.
  • Nous avons doté ce concours de prix attractif pour récompenser les meilleurs projets !
  • Les idées des premiers inscrits ont été présentées et discutées avec les agriculteurs. Désormais, les projets murissent et sont discutés entre participants. Nous sommes toujours à la recherche de porteurs.
  • Et vous ? Il est encore temps de s’inscrire pour participer à l’événement et/ou de motiver vos équipes d’informaticiens à venir participer à ce challenge : www.hacktaferme.fr
  • Encore un grand merci à nos sponsors qui vont permettre l’organisation de l’événement dans de bonnes conditions et de proposer ces prix attractifs pour les vainqueurs ! Vivescia (www.vivescia.com), Syngenta (www.syngenta.fr), Bouygues (www.bouyguestelecom.fr), Atos (atos.net), ITK (www.itk.fr).
  • pour toutes les actualités : www.hacktaferme.fr et nous suivre twitter.com/HackTaFerme

Benchmark des plateformes numériques agricoles

A l’occasion d’une présentation récente, j’ai été amené à rassembler quelques informations sur les plateformes d’échange de données du secteur agricole au sein de l’Union Européenne. Je me suis pour cela essentiellement basé sur une enquête de la commission européenne : Study on data sharing between companies in Europe.

La présentation est accessible sur SlideShare.

Cette présentation n’est absolument pas exhaustive, elle met en avant quelques plateformes remarquables de l’UE, notamment DAWEX, DKE/AGRIROUTER, AGRIMETRICS, F4F/PROAGRICA et même quelques initiatives de ventes de données d’agriculteurs. L’histoire à venir nous dira s’ils étaient des précurseurs ou non…

Bien sûr la plateforme API-AGRO, s’inscrit totalement dans cette démarche et reste une initiative collective tout à fait remarquable au niveau national (nous ne sommes pas totalement objectif ici, en disant celà :-)). API-AGRO commence d’ailleurs à poser pied dans différents programmes de R&D Européen et poursuit sa structuration.

Ce qui me semble intéressant dans cette étude, est la synthèse des obstacles et des clés de succès facilitant (ou au contraire obstruant) le partage de données B2B via ce type de plateforme.

Ces éléments sont repris de manière schématisée ici :

Les facteurs de succès identifiés sont :

  • un cadre légal mieux défini et plus clair (nous reviendrons dans un article à suivre sur les aspects légaux relatifs aux data, c’est un point important);
  • une compréhension des besoins et des attentes vis-à-vis des data, effectivement exposer des data qui n’ont aucun usage est vain – il est donc pour moi crucial de travailler au moins autant si ce n’est plus sur les applications;
  • la confiance, qui se construit sur une bonne maîtrise de l’utilisation des données et une compréhension de la finalité des utilisations;
  • le partenariat, les alliances entre organisations doivent être évidentes et mettre en avant des complémentarités pour réduire des coûts et/ou co-innover;
  • la simplicité et l’ergonomie des outils.

Les obstacles à l’échange de données sont: 

  • les freins techniques, on trop tendance à minimiser cet aspect à mon goût car il y a de vrais verrous techniques, qui ne sont pas insurmontable mais qu’on ne peut négliger (penser API first);
  • le droit, l’incertitude sur les questions de propriété des données est souvent mis en avant pour freiner tout échange de données entre organisations;
  • le contrôle, les fournisseurs de données doivent être sûr de pouvoir monitorer tous les flux de données qui sortent de chez eux;
  • les compétences, beaucoup d’entreprises n’ont tout simplement pas les compétences internes pour permettre cette diffusion;
  • la localisation, il y a parfois des problèmes de droit attachées à des données qui ne peuvent sortir des territoires nationaux ou communautaires;
  • la réputation, exposer des données constitue pour certaines organisation un risque de voir sa notoriété entachée (si les données sont utilisées à des fins non souhaitées ou si les données sont de piètre qualité);
  • le licensing, il faut aussi disposer des compétences pour trouver le cadre contractuel de diffusion des données;
  • la responsabilité, quels sont les risques encourus pour une entreprise fournisseuse de données si l’utilisation de ses données conduit à des plaintes de tiers ayant subit des dommages liés à ces données?

Comme on le voit la liste des obstacles est plus longue que la liste des facteurs clés de succès, ce qui témoigne du chemin qu’il reste encore à parcourir pour le développement de telles pratiques et l’essor de ces plateformes.

La FNSEA et JA lancent une charte sur l’utilisation des données des exploitations

« Les flux de données sont plus importants que les stocks »

Ainsi étaient présentés par Christiane LAMBERT les enjeux de la charte sur l’utilisation des données agricoles lancée ce jour par la FNSEA et JA.
Pour éviter les ressaisies, innover et créer de nouvelles connaissances, la circulation des données de l’exploitation doit être favorisée au sein d’une chaine de confiance. C’est pourquoi, face à l’explosion de la quantité de données collectées dans les exploitations agricoles la FNSEA et JA définissent 13 principes généraux de bonne pratique de transparence, partage et utilisation des données des exploitations :

La FNSEA et JA porteront ce projet au niveau Européen et envisagent un service d’évaluation des contrats de services proposés aux agriculteurs, par un cabinet d’avocat, et de leur conformité aux 13 principes de la charte. La conformité vaudra labellisation du contrat. Les services labellisés, au frais du fournisseur de service, seront référencés sur un site dédié et les entreprises labellisées pourront se prévaloir du logo DATA AGRI.
Attention toutefois, si la labellisation sera un bon indicateur de choix des services proposés à l’exploitant, elle ne le dispenseront pas de lire le contrat avec attention pour valider si les usages de ses données décrits dans le contrat lui conviennent (la charte n’impose que la transparence des usages, elle n’en interdit pas).

Cette charte est en totale cohérence avec les recommandations portées par les Instituts Techniques Agricoles dans leur livre blanc sur « l’accès aux données pour la recherche et l’innovation en agriculture » :  prévalence de l’usage sur la propriété des données, transparence des usages et consentement explicite avant usage non prévu au contrat. Enfin, cette initiative exemplaire des représentants des agriculteurs consolide l’intérêt d’un écosystème de gestion des consentements agriculteurs tel que les ITA et leurs partenaires le portent dans le CASDAR MULTIPASS.